Je me sens encore un peu tendu après la nav.
Il me reste presque 5 l dans le réservoir (soit une conso de 3,2 l/h) et j'en profite pour refaire un petit tour.
Rien de tel qu'un peu de mania pour faire retomber la pression...avant de prendre une pression sous les parasols de la plage et un bain revigorant.
Pendant que les Navets partent à l'assaut de la Méditerranée, je n'ose me joindre à eux et préfère faire un petit vol pour tester ma voile de retour de contrôle (et puis, j'ai un repas de prévu à midi...).
Je pars faire quelques photos vers Ste Foix d'Aigrefeuille. L'aller se passe plutôt bien. Trop bien, même : le vent (de cul) commence à monter.
Arrivé à Ste Foix, je ne m'attarde pas : ça tangue sévèrement et, en faisant demi-tour, je me retrouve à 15km/h...
St-Lieux ne passera pas avec mes réserves, je me dirige vers Azas (histoire de ne pas faire trop galéré l'éventuelle récup). Chemin faisant, je monte un peu et me rend compte que je le vent y est largement plus favorable. Je termine à 45km/h et poursuis, du coup, jusqu'à St-Lieux.
A l'arrivée, ça turbule pas mal ! Mais l'attéro est impec' :)
Au final, 1h40 de vol et un petit litre de jus à l'arrivée :)
(Bravo aux baigneurs qui ont réussis à rejoindre la plage !!!!!!!!!)
Grande émotion pendant ce vol qui se gagne aussi lors de sa préparation:
- une météo adéquate tout le long du parcours, ce qui est rare,
- un rendez-vous matinal,
- une navigation bien ficelée,
- deux échecs dont on tire les leçons,
- des réservoirs supplémentaires pour l'autonomie,
- cinq pilotes et cinq machines fiables,
- quatre super assistants pour le soutien au sol.
Tous les ingrédients étaient réunis en ce Samedi rouge où toute la France en vacances se rue vers les plages.
Tous, y compris les madeleines bio préparées par Mme Doudou et qui me rappellent, à la manière de celles de Proust, notre échec l'an dernier alors que nous n'étions plus qu'à 10 km du but.
Nous nous prenons, pendant ces quelques heures, pour de modestes petits fils de Jules Vedrines. Jules considérait la Montagne Noire comme un cauchemar aérologique. Et fidèles à leur réputation, les rouleaux de la Montagne Noire nous secouent vigoureusement au dessus du Minervois.
Yves m'apporte la solution à la radio: "Descends à 800 pieds QNH!".
Je m'exécute, et effectivement l'air est calme et le vent me pousse gentiment vers Narbonne. Certes la hauteur par rapport aux vignes qui tapissent le sol n'est pas énorme et il faut louvoyer un peu pour rester en local d'une vache.
A Vinassan, je choisis l'option de contourner le massif de la Clape par le Sud et, après 2 h 30 et 129 km parcourus, la découverte de la mer derrière la Clape et le poser sur la plage face à la grande bleue ont une saveur particulière.
Cette fois, le Toulouse - Méditerranée en paramoteur est bouclé.
Nous l'avons fait: Yves, Emeric, Claudius, Guy et moi, chauffés par Gérard et Nicolas et encouragés par 2 jeunes Dhubert.
Même la police municipale de Gruissan passe nous féliciter lorsqu'elle apprend que nous arrivons de Toulouse par les airs.
Grâce à ces 121 km en ligne droite qui se voient bien sur une carte de France, des hélices de bronze vont devoir être coulées.
Cela n'a rien d'un exploit, c'est juste un rêve de gosse-quasi-quinqua qui se réalise, et le gosse ne regrette pas de s'être levé à 4 plombes du mat !
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PS: il y a un siècle, en 1911, Jules Vedrines a effectué à bord d'un Morane-Borel le vol Toulouse-Carcassonne et est devenu ainsi le premier aviateur de l'Aude. Respect!
Après une partie de la nuit passée à bricoler un réservoir supplémentaire, grâce aux conseils d'Emeric, me voilà opérationnel pour "l'expédition méditerranée". Je n'avais pas participé aux tentatives précédentes, la chance est avec nous, et ma première est la bonne. J'arrive (pas trop) loin derrière Yves et son puissant chariot suspendu à sa nouvelle voile magique. Même expérience que Francis, lorsque je vois que, volant plus bas, il me sème, je descends à 300 m, et gagne 10 km/h. Mais à 150 ou 200 m sol, au milieu des vignes, on prie les dieux des paramotoristes de ne pas avoir à se "vigner". Quand à survoler les garrigues de la montagne d'Alaric, ceux qui s'y sont risqués s'en souviennent encore... Passage à l'est de Narbonne, et arrivée magique sur la mer méditerranée. Les paysages étaient superbes, la joie de voler à plusieurs un vrai plaisir.
2 h 27 de vol, 134 km parcourus, 12 litres environ de carburant, dont une partie sans doute distribuée en l'air mon ravitaillement en vol ayant à gagner en étanchéité. Que dire de plus que mes 4 autres complices ?
Si, je sais : la trace GPS : je suis passé un peu au Nord de Patrice, mais ai volé le même temps, à 3 min près !
En descendant de son avion au Bourget, Charles Lindberg déclara : tant que je n'aurais pas rallié Gruissan, je ne connaitrais pas de repos. Jules Védrines avant lui n'avait pas pu dépasser Carcassonne. Neil Armstrong et Buzz Aldrin avait rebaptisés entre eux "la mer de la Tranquilité" en "Plage de la Mateille". 2000 ans avant notre ère, le sage Confucius aimait à dire "celui qui se posera à la Mateille, en aura jusqu'entre les orteils".
Vous comprendrez ainsi mon émotion, quand approchant enfin du but, franchissant la Clape qui signait la fin du parcours (ce qu'Orson Welles appelait la Clape de fin), je vis devant moi l'immensité bleuté. Je ne pu m'empêcher de penser à nos illustres prédécesseurs, conquérants de l'impossible. Le vol s'était déroulé comme dans un rêve. Mon paramoteur, le "Spirit of Saint Lieux", avait ronronné comme une horloge qu'aurait avalé un chat. Le dispositif génial de réservoir amovible, le Suppox (www.suppox.com 150 ?, CB & Paypal) avait fonctionné à merveille. Je filais seul vers la ligne bleue de l'horizon, mes camarades de vols ayant disparus (j'appris plus tard qu'ils s'étaient posés à Baraigne et qu'ils étaient venus en voiture jusqu'à Vinassan pour redécoller après plusieurs tentatives et se poser quand même sur la plage). Qu'importe, j'étais heureux de partager ma joie devant leurs yeux admiratifs autour d'une bière fraiche. Comment conclure ce récit sans citer le grand Léonard de Vinci qui, visionnaire, dit un jour à François 1er "Sire, coulez moi une hélice de bronze et je vous crépirais le château de Chambord !".
certains n'étaient pas là, mais quelle erreur! superbe vol, conditions excellentes. pour ma part, j'ai préféré voler haut, meme si çà avançait un peu moins vite.. avant l'arrivee au but, les conditions étant superbes, je n'ai pas résisté à musarder au dessus de l'étang de Bages! et merci à l'équipe accompagnatrice, sans qui je serais encore sur la plage! j'attends avec impatience une pensee Confuceenne de notre Ami Emeric...
Faux départ pour le Toulouse Méditerranée:
je découvre en vol une clé dans la Réaction. Je fais ce que je peux pour démêler mais rien n'y fait, je ne vais pas rester 3 heures avec un frein plus dur que l'autre.
Donc posé pour redécoller. Voilà ce qui arrive quand on étale sa voile alors qu'il fait encore nuit!
Des pbs de gonflage (une fois n'est pas coutume) pour les sportifs à pied sauf pour le tanker qui décolle dans la pente.
Une météo d'enfer sur tout le trajet et la récompense par un atterro sur la plage après 3 heures de vol.
Le retour en voiture nous parait plus long que le vol.
Merci à notre vaillante récupé qui nous a suivi à la radio tout au long du vol.
N'ayant pas pu rejoindre les Navets a Azas, je decolle au plus pres de chez moi pour un tour du quartier. Je teste mon cockpit et surtout mon nouveau logiciel gps maison.
Temps et conditions de vol excellentes.
Belle balade avec Emeric, Alain et John31.
La visi est exceptionnelle mais le vent , bien que laminaire en hauteur, nous empêche de profiter pleinement du radada.
Vive les stagiaires. Patrice vous le dira, en été chez Météo France, il n'y a que des stagiaires donc n'écoutez pas les prévisions. Nous attendions du vent et du voile nuageux : rien de tout cela. Nous partons flaner autour d'Azas, le Laragou, Bonrepos-Riquet, Verfeil et retour Azas. Lumière chaude, température douce, une délicieuse façon de finir la journée. Je passe sur le saut de talus au déco...et à l'atterro...
Faute de binouze, nous nous saoulons de projet fabuleux, ressuscitant la course à la mer...par la montagne Noire 8-P
2011 sera l'année du bronze !
Une AM à Dourgne sans vent avec ma nouvelle MANTRA M 4
Alors direction Castelvert
Juste un bonjour dans la plaine TARN
Labastide de levis,Cadalen, Sieurac dans une aérologie clin avec du vent 13 km/h à partir de 2500 ft
Je ne marque pas les vols de moins de une heure