Laurent s'impatiente en l'air, et je décolle à nouveau pour prendre la direction de la Pointe des chateaux. Air assez fort et un peu turbulent on plafonne à 16km/h. Je ne suis pas en confiance compte tenu de mes derniers déboires et au retour je m'amuse de haut sur le lagon de Saint François....beau quand même. atterro nickel presque au cul du Pick up.
Déco face voile et en trois pas en l'air car le vent d'est est soutenu. En bidouillant en pleine montée, je coupe le moteur. Pas le temps de tenter de redémarrer, je glisse le long des hangars et me pose entre les avions de l'aérodrome.
le vent s'est maintenant calmé, c'est parti : la voile monte, j'écrase l'accélérateur, heu.. trop : la poignée se casse ! pendant ce temps, Notre Trémoulet s'envole avec le matériel de Guy d'Albi. Réparation de fortune, et c'est re-parti. Bon, en l'air, j'évite de trop écraser la poignée... un petit tour vers Ambialet, et le retour face au soleil couchant est assez esthétique. Quelques gouttes de pluie nous rafraichissent, et Guy d'Albi nous annonce à la radio qu'à l'atterro, il pleut. On rentre...
Je suis dans le Tarn et mon équipement de vol est à Riscle. Heureusement, Guydalbi, généreux, me propose d'utiliser son moteur, sa voile et son essence. Nous sommes sur le terrain de Teulet, Claudius a déjà testé la masse d'air mais au moment où nous décollons, c'est beaucoup mieux. C'est la première fois que je vole sans GPS et sans appareil photo, je ne perds pas de vue le Claudius. Le paysage est très verdoyant, les foins sont bien avancés et les vaches ne manquent pas. Le vol se déroule dans de bonnes conditions malgré quelques gouttes sur la fin. Merci Claudius pour la petite bierrotte et merci Guydalbi pour m'avoir prêté le matériel.
Retour sur Teulet, on ne nous y avait point vu depuis... longtemps. Oui mais voilà, il y a un orage devant nous, il pleut au loin, et il y a de l'air ! tant pis, je décolle, s'ensuit une séquence rodéo, mais gentil : allez, on repose quand même...
Nous étions une dizaine de pilotes pour retrouver le plaisir de voler. Un débrêlage laborieux me fait partir le dernier pour une petite balade tranquille plein est, une direction peu habituelle, synonyme de vent d'autan. Sur le retour, il commencait nettement à nous "bercer".
Et un "De profundis" à la mémoire du vénérable Solo d'Alain T. qui lui a explosé en vol (sic) l'obligeant à se vacher du coté de Fendeille.
Un mondial à Baraigne ? Je ne peux pas ne pas en être. Le Simo est de la partie avec un circuit électrique tout neuf. Le vol de qualif est satisfaisant. A sol ça papote dans tous les coins. Une heure après le dernier posé, tous le monde est encore là à boire le café. Sympa non ?