Blog des News

le mercredi 13 juillet 2011

5 hommes à la mer !

claudiusdebarat

Certains n'étaient pas là, mais quelle erreur! superbe vol, conditions excellentes. Pour ma part, j'ai préféré voler haut, même si çà avançait un peu moins vite.. avant l’arrivée au but, les conditions étant superbes, je n'ai pas résisté à musarder au dessus de l'étang de Bages! et merci à l'équipe accompagnatrice, sans qui je serais encore sur la plage! j'attends avec impatience une pensée Confuceenne de notre Ami Emeric...
Tous les chemins mènent à la mer...
Emeric

En descendant de son avion au Bourget, Charles Lindberg déclara : tant que je n'aurais pas rallié Gruissan, je ne connaitrais pas de repos. Jules Védrines avant lui n'avait pas pu dépasser Carcassonne. Neil Armstrong et Buzz Aldrin avait rebaptisés entre eux "la mer de la Tranquillité" en "Plage de la Mateille". 2000 ans avant notre ère, le sage Confucius aimait à dire "celui qui se posera à la Mateille, en aura jusqu'entre les orteils".
Vous comprendrez ainsi mon émotion, quand approchant enfin du but, franchissant la Clape qui signait la fin du parcours (ce qu'Orson Welles appelait la Clape de fin), je vis devant moi l'immensité bleuté. Je ne pu m'empêcher de penser à nos illustres prédécesseurs, conquérants de l'impossible. Le vol s'était déroulé comme dans un rêve. Mon paramoteur, le "Spirit of Saint Lieux", avait ronronné comme une horloge qu'aurait avalé un chat. Le dispositif génial de réservoir amovible, le Suppox (www.suppox.com 150 €, CB & Paypal) avait fonctionné à merveille. Je filais seul vers la ligne bleue de l'horizon, mes camarades de vols ayant disparus (j'appris plus tard qu'ils s'étaient posés à Baraigne et qu'ils étaient venus en voiture jusqu'à Vinassan pour redécoller après plusieurs tentatives et se poser quand même sur la plage). Qu'importe, j'étais heureux de partager ma joie devant leurs yeux admiratifs autour d'une bière fraiche. Comment conclure ce récit sans citer le grand Léonard de Vinci qui, visionnaire, dit un jour à François 1er "Sire, coulez moi une hélice de bronze et je vous crépirais le château de Chambord !".

Le vrai récit de cette aventure, je laisse le soin à Patrice, à l'origine du projet, de vous le conter
Tous les chemins mènent à la mer...
patrice

Grande émotion pendant ce vol qui se gagne aussi lors de sa préparation:
- une météo adéquate tout le long du parcours, ce qui est rare,
- un rendez-vous matinal,
- une navigation bien ficelée,
- deux échecs dont on tire les leçons,
- des réservoirs supplémentaires pour l'autonomie,
- cinq pilotes et cinq machines fiables,
- quatre super assistants pour le soutien au sol.
Tous les ingrédients étaient réunis en ce Samedi rouge où toute la France en vacances se rue vers les plages.
Tous, y compris les madeleines bio préparées par Mme Doudou et qui me rappellent, à la manière de celles de Proust, notre échec l'an dernier alors que nous n'étions plus qu'à 10 km du but.

Nous nous prenons, pendant ces quelques heures, pour de modestes petits fils de Jules Vedrines. Jules considérait la Montagne Noire comme un cauchemar aérologique. Et fidèles à leur réputation, les rouleaux de la Montagne Noire nous secouent vigoureusement au dessus du Minervois.
Yves m'apporte la solution à la radio: "Descends à 800 pieds QNH!".
Je m'exécute, et effectivement l'air est calme et le vent me pousse gentiment vers Narbonne. Certes la hauteur par rapport aux vignes qui tapissent le sol n'est pas énorme et il faut louvoyer un peu pour rester en local d'une vache.
A Vinassan, je choisis l'option de contourner le massif de la Clape par le Sud et, après 2 h 30 et 129 km parcourus, la découverte de la mer derrière la Clape et le poser sur la plage face à la grande bleue ont une saveur particulière.

Cette fois, le Toulouse - Méditerranée en paramoteur est bouclé.
Nous l'avons fait: Yves, Emeric, Claudius, Guy et moi, chauffés par Gérard et Nicolas et encouragés par 2 jeunes Dhubert.
Même la police municipale de Gruissan passe nous féliciter lorsqu'elle apprend que nous arrivons de Toulouse par les airs.
Grâce à ces 121 km en ligne droite qui se voient bien sur une carte de France, des hélices de bronze vont devoir être coulées.

Cela n'a rien d'un exploit, c'est juste un rêve de gosse-quasi-quinqua qui se réalise, et le gosse ne regrette pas de s'être levé à 4 plombes du mat !

PS: il y a un siècle, en 1911, Jules Vedrines a effectué à bord d'un Morane-Borel le vol Toulouse-Carcassonne et est devenu ainsi le premier aviateur de l'Aude. Respect!
Tous les chemins mènent à la mer...
albipsy

Après une partie de la nuit passée à bricoler un réservoir supplémentaire, grâce aux conseils d'Emeric, me voilà opérationnel pour "l'expédition méditerranée". Je n'avais pas participé aux tentatives précédentes, la chance est avec nous, et ma première est la bonne. J'arrive (pas trop) loin derrière Yves et son puissant chariot suspendu à sa nouvelle voile magique. Même expérience que Patrice, lorsque je vois que, volant plus bas, il me sème, je descends à 300 m, et gagne 10 km/h. Mais à 150 ou 200 m sol, au milieu des vignes, on prie les dieux des paramotoristes de ne pas avoir à se "vigner". Quand à survoler les garrigues de la montagne d'Alaric, ceux qui s'y sont risqués s'en souviennent encore... Passage à l'est de Narbonne, et arrivée magique sur la mer méditerranée. Les paysages étaient superbes, la joie de voler à plusieurs un vrai plaisir.
2 h 27 de vol, 134 km parcourus, 12 litres environ de carburant, dont une partie sans doute distribuée en l'air mon ravitaillement en vol ayant à gagner en étanchéité. Que dire de plus que mes 4 autres complices ?
Si, je sais : la trace GPS : je suis passé un peu au Nord de Patrice, mais ai volé le même temps, à 3 min près !
Tous les chemins mènent à la mer...Tous les chemins mènent à la mer...
yves

Après 3 heures de vol, la récompense en passant le massif de la Clape: la vue sur la "Méditerranée" (accent de Tino Rossi) et sur les plages au sud de Narbonne plage et de Gruissan.
Tous les chemins mènent à la mer...

le dimanche 3 juillet 2011

Autopsie de quelques bovins !

heiko le 26 Décembre 2006
Vol à Morteau avec Patrick. Super ciel dégagé, 0 degrés, pas de vent. problème de démarreur donc pontage. Patrick est tombé en panne (rupture embrayage) et a du se vacher. Radada en dessus des lacs gelés, 1 chevreuil à voulu agresser Patrick.



albipsy le 2 Septembre 2007
Décollage de Rieux, vol plein sud en direction du Mont-Valier, survol de St-Lizier, retour plein nord, panne sèche à 1 km de mon atterrissage envisagé : obligé de se vacher au hameau de Doat, entre St Julien et Lavelanet.


lolo35 le 15 Novembre 2008
2eme vol breveté. Tabasse à 200 m. On monte pas plus. 30 minutes contre le vent sur la route de BourgBarré, puis le moteur n'accélère plus, puis tourne au ralenti. Vachage annoncé sans soucis dans un champ. Tony me rendant visite au terrain de déco reçoit mon appel pour lui demander de venir me chercher. Plus tard, nettoyage complet moteur et essais au sol avant reprise des vols.


laurent le 4 Octobre 2009
2 H00 d'un vol d'anthologie : décollage avant 8H00 dans les premières brises ..alors que j'avais décidé de retourner au terrain, un bouillonnement attire mon attention au large et deux baleines (une mère et son petit) commencent un ballet aquatique incroyable : une demie heure de show extraordinaire ; j'appelle Cyril qui me rejoint rapidement ainsi que 2 trois-axes : ma plus belle émotion en paramoteur (après mon premier vol).
de peur d'être à court de carburant je laisse ces deux superbes cétacés à regret , mais malgré mes efforts : panne sèche et je finis ce vol mémorable, lamentablement vaché dans un champs de cannes à quelques dizaines de mètres de la piste, une dégueulante de dernière minute m'ayant empêché de me poser sur le terrain.
Quel vol, je vous en souhaite à tous de pareils.


norbert le 21 Octobre 2010
minipane,dakota, vent nord est,
...un tour au dessus du terrain, j attend le déco du biplace, le vent s est renforcé....
je monte toujours, mais moteur a fond je recule, pas cool!
au ralenti je redescend mais surplace, et en dessous (300m plus bas) une superbe ligne haute tension!!!
grand moment de solitude!
donc demi tour, vent dans le dos, moteur au ralenti
et je descends ; je me rappelle tous les conseils de l instructeur, les poteaux le long des routes, téléphone, électricité, etc, et je choisis un champ et hop, mon premier attéro sauvage, "vaché".je replie la voile dans son sac, et c'est parti pour 1 ou 2 km a pied avec le moteur sur le dos: bonjour les courbatures le lendemain.
mais bon, sain et sauf sans casse.
excellente leçon!
prêt a repartir


Emeric le 2 Juillet 2011
Les yeux plus gros que le ventre ! J'entends déjà les mauvaises langues s'étonner que cela puisse être possible dans mon cas. Alain et moi nous retrouvons à 7 heures à Falgayrac. Direction Puylaurens malgré un vent trois quart arrière qui nous pousse à 60 à l'heure. Lao Tseu l'avait dit : "celui qui part vent de cul revient avec le doigt qui sent..." enfin quelque chose dans le genre... Déjà 1h30 de vol, je commence à sentir la vache, enfin la panne venir. Je prends 100m de gaz dans un thermique mais hélas en haut ça n'avance plus. Passé Saint Julia...breuh breuh, prout prout...silence. Je me pose sagement sur un champs de blé fraichement moissonné et j'attends la récup. Je râle car en fait il me restait au moins un litre et demi mais avec l'inclinaison du réservoir le carbu c'est désamorcé. Qu'importe, encore un vol fabuleux, quelle série !

le lundi 9 mai 2011

Paravroum sous les Flash !

J'ai profité des longues soirées de vent d'Autan de ces dernières semaines pour moins voler et passer un peu de temps au relooking du site.

Aujourd'hui, paravroum.com évolue avec la présentation des statistiques sous la forme de graphiques et camemberts au gout du jour: les objets sont clickables, zoomables et imprimables, les légendes permettent de masquer certaines infos, les camemberts s'animent et s'orientent avec la souris...
Statistiques
Je vous invite à voir cette nouvelle fonction et j'espère que cela encouragera encore plus de pilotes à saisir leur carnet de vol sur paravroum.

Pour les développeurs de site, je donne les tuyaux de programmation ici

Bon surf, et merci aux encouragements que je reçois régulièrement.
Patrice

le lundi 11 avril 2011

La vraie Histoire du paramoteur

Bonjour à tous.

Sympa paravroum.com, et quel plaisir de découvrir tous ces passionnés (leurs machines, leurs vols, leurs superbes reportages photos) et la convivialité de leur petits rassemblements.

Pour ma part, anonyme paramotoriste, voici pour le plaisir des amateurs d'histoire mon périple depuis les années 80:

Découverte et 1er vol en paramoteur fin décembre 1984 sur un Paraplane américain importé par le français Gérard Fetzer, pilotage par palonniers et renvoi de poulies via les freins, motorisé par 2 moteurs Solo propulsés par 2 hélices contra/rotatives, le tout monté sur un châssis alu en potence et guidé au sol par 3 roues folles type jack de remorque. Le tout volant sous un parachute Drakar de Parachute de France d'environ 34 m², finesse 2, taux de chute 4 m/s.

Puis achat fin 85 du Parafan de la société Centrair, motorisé par un Rotax 377 puis 447 et toujours sustenté sous des voiles (plus ou moins poreuses) de Parachute de France. Vitesse ascensionnelle de 2 m/s, finesse 2.5, toujours piloté par palonniers.
Poids de la machine environ 105kg sans carburant. Conso/horaire entre 16 et !!!! 20 litre/h en été et à fond. Véritable fer à repasser, l'arrondi se faisait à 10 m sol, ou au moteur.

Puis juin 87 1er vol de distance Puylaurens (81) à Gruissan (11) en 2h40 vent de cul, avec 2 ravitaillements.
Ensuite, obtention du brevet ULM en 1987, la classe paramoteur n'existait pas avant.
Puis découverte et apprentissage (seul) du parapente sur Ellipse Gypa/aile
(Nervures maintenant).

Après 1988, vols sur des chariots paramoteurs Durondeaux (Belgique), Paraway (France) jet pocket(France),France air ULM (France),puis décollage à pied, sur Adventure f1/f2, Pikcy et défi d'ABS Aérolight, chariot Sylphe de Fernand Soubayrat, puis chariot swing en composite importé de Grèce avec moteur JPX D320.

Puis chariot kite de ma conception équipé d'un Solo, ensuite chariot Luftmofa de la société Swing Europe (Allemagne) motorisé par un moteur Briggs&Stratton.
Et enfin chariot trike Birdy Corsair m25 et chariot Hybrid moteur Bailey 180cc 4 temps d'Air Light System's (France) tout un programme...

Voilà pour le pédigrée depuis plus d'un quart de siècle.
Bons vols à tous. Vive le paramoteur.. en espérant que l'avenir nous permettra de voler (presque) libre encore longtemps avec nos chiffons de tissu et nos jolies pétrolettes.

Jean-louis (alias birdy)

Note du webmaster: des témoignages comme çà sont d'une grande richesse, on en redemande! Merci Jean-louis.

le lundi 28 mars 2011

Mondial du Gers 2011 - Comptes rendus

Les photos de Jean Louis ici
[Tremoulet]
C'est le week-end du Mondial du Gers, et c'est à Simorre que cela se passe, dès le vendredi après-midi, Georges, Jean-pierre, Guy d'Albi, Jean-Jacques de Nogaro, sont déjà là. Jean-Claude de Simorre nous accueille. Il nous tarde tous de nous envoler et d'aller faire une première ballade, mais le vent un peu trop fort pour s'éloigner du terrain, chacun y va de son petit vol et nous échangeons nos impressions. Il faut encore attendre, le vent est vraiment trop fort...
18H33, le vent baisse en intensité, c'est le moment d'y aller pour espérer rentrer avant la nuit. Direction Saint-Blancard, en compagnie de Jean-Pierre et de Jean-Jacques, survol de l'école Passion-Ailes et retour vers Simorre, le vent nous contre, mais nous arriverons juste à temps. 37 km parcourus à 40 km/h.
Après avoir effectué une opération mécanique sur le paramoteur de Guy, déco pour un vol vers Monlaur-Bernet, mon village natal, 30 km à parcourir, les thermiques commencent à s'installer, au bout de 10 km, Guy renonce et rejoint un groupe de paramotoristes. Déterminé à aller rendre une visite à mes parents, je continue et je leur fais le surprise de ma visite. Moyenne 44 km/h.
Atterro à côté de la maison, la surprise a réussi, petite visite du jardin, caresses au chien mais il ne faut pas tarder à repartir pour être à l'heure pour le repas, cette fois, je vole face au vent mais la Nucléon possède toutes les vertus pour se jouer de ces conditions, les 27 km sont couverts à une moyenne de 39 km/h.
Photos d'Emeric ici
et celles d'Alain ici
[emeric]
Le grand rassemblement mondial du Gers de Simorre commence bien : temps printanier pour une nav vers St Blancard. Nous partîmes 5, Jean Pierre, Yves, Rodolphe, Stéphane et moi et par un prompt renfort nous nous vîmes une trentaine en revenant au port. Même nos frères des Pyrénées avaient fait le voyage depuis Tarbes, en vol !
Après un repas gaulois pris sous le soleil, la visite des lamas de la ferme voisine, nous voilà à pied d'œuvre pour une balade vers Lombez. Le ciel s'est voilé mais l'air est doux. Tout le monde est en l'air et l'écoute de la fréquence radio est un vrai roman qui mériterait d'être mis en sketch un jour ;-)) J'attrape un grand thermique doux à 2 m/s peu après le déco, que je me mets à enrouler bravement au ralenti, comme un marin d'eau douce attaquerait la vague. 300 m de gain en 3 tours, me voila à 700 m ! A moi la stratosphère...
La soirée a tenue toute ses promesses, nos Haricots Tarbais se révélant être à la Saucisse Toulousaine ce que le couscous est à la merguez.
Un merci tout particulier à Jean Claude et Bernadette sans qui la fête n'aurait pas eu le même gout. Un autre merci particulier à l'accordéoniste qui a fait chanter et danser la salle mieux que n'importe quelle sono.

le lundi 31 janvier 2011

Happy Headset, une bonne adresse

Je suis client depuis longtemps de "Happy Headset" et je tenais à vous signaler que les casques radio d'Alain sont d'excellente facture. Il est devenu une référence dans le petit monde du paramoteur car il pratique des prix imbattables pour une qualité Pro!

En plus il peut personnaliser votre casque avec un bouton de volume, l'interrupteur à gauche ou à droite (ou les 2!) et aucune connectique ne lui fait peur.

Il prodigue des renseignements avisés sur le choix des radios, notamment pour ceux qui veulent aussi écouter les fréquences Aéro.

Enfin, et c'est un autre de ses points forts, le service après-vente est top, pas cher et très rapide.

Donc n'hésitez pas à faire appel à Alain: http://www.happyheadsets.fr/

Patrice

le samedi 1 janvier 2010

2010, l'année des Saucisses !

L'année 2010 a été pour les Saucisses de Toulouse un grand millésime de paramoteur.
Voir l'excellente vidéo d'Emeric ici
Plusieurs points forts ont marqué l'année, tellement que j'ai peur d'en oublier.

2010, c'est dès Janvier, de nombreux vols qui se font au dessus des paysages enneigés du Sud Ouest.
En Mars, c'est le Mondial du Gers qui nous rassemble à Simorre.

Puis à Pâques, c'est l'escapade sur l'Ile de Beauté dont de nombreuses Saucisses sont revenues grillées et enchantées par les charcuteries locales.

2010, c'est la naissance, au sein des Saucisses, de la Section des NavETs (NAVigateurs de l'Est Toulousain) et de celle des NiGOTs (Navigateurs Indépendants du Gers et de l'Ouest Toulousain), avec le repérage de nouvelles plateformes pour varier les plaisirs, et répartir les nuisances.

Notre Gourou Stéphane multiplie alors les stages et devient fabricant de Saucisses en gros! Certains se mettent au chariot, alors que d'autres ne font que quelques tentatives sans lendemain. Et le Gourou nous fait découvrir le paramoteur "tout-terrain" avec un "Vole et Mange" d'anthologie et nous fait progresser avec des "décos de pros".

Les Saucisses sont présentes dans toutes les grandes manifestations: Basse Ham, Coupe Icare, Parabatix (Coco est dans l'éditorial de Paramoteur+) et les Saucisses remportent haut la main la Coupe ULM du Tarn à St Affrique les Montagnes.

2010, c'est aussi de grands vols, initiés par nos cousins du Tarn avec leur audacieux raid "L'isle sur Tarn-Capbreton" et quelques échecs glorieux du "Toulouse-Méditerranée".

Pour moi, 2010 reste l'année où j'aurais le plus volé depuis mon premier vol en 1981.
Il faut dire que la météo fut clémente et le matériel fiable, mais aussi et surtout que ma femme m'a beaucoup soutenu et encouragé durant ma paramothérapie ;o)

Que 2011 continue à nous apporter cette joie de vivre!
Bonne année et bons vols à tous.

le lundi 27 décembre 2010

Le froid nous va si bien

Bien sur, il faut chercher des astuces pour lutter contre le froid.
Certes, il faut s'habiller comme un cosmonaute.
Même si, malgré tout ces précautions, l'onglée peut surgir, le pilote qui décolle par des températures négatives est souvent récompensé.

Tout d'abord, et on le constate vite, la voile gonfle plus facilement au décollage et elle porte bien mieux qu'en plein été. Le régime moteur pour tenir le palier est plus bas et donc le moteur plus silencieux.
Les thermiques sont quasiment absents.

Pour peu que le soleil brille, nous bénéficions de couleurs vives et d'un contraste exceptionnel qui a tendance à "cramer" nos photos.
Si le sol est recouvert de neige, c'est un spectacle inhabituel qui s'offre au pilote.
En hiver, le sentiment d'être un privilégié est encore plus fort que d'habitude.

Vive le vent, vive le vent d'hiver !


PS:Photos de Tremoulet


le vendredi 12 novembre 2010

Toulouse-Méditerrannée: 2e tentative

Falgayrac - 11² - 8h
Les décos ne sont pas faciles: la biroute est en berne, les réservoirs sont pleins et la rosée a trempé les voiles.
Les 4 premiers, Georges, Rodolphe, Alain et JP décollent gaillardement et prennent le large.
Après quelques essais de voiles (euphémisme), je prends la Velvet car JJ veut absolument essayer la Réaction, qu'il maitrise avec aisance.
Je vole donc avec JJ et Clément, pour former la 2e patrouille.
Pendant ce temps, les 3 derniers (Coco, Fix et Emeric) refusent de se joindre à nous, prétextant que l'hiver sera rude (car homme blanc couper du bois) ou qu'ils ont un macramé à finir.

La nav se passe très bien, comme prévue, avec un vent arrière laminaire qui nous propulse entre 60 et 80 Km/h. La visi est excellente et permet de profiter de la beauté du versant Sud de la Montagne noire d'un côté et du spectacle de la chaine des Pyrénées de l'autre. Je perds de vue Clément qui se camoufle dans le paysage car, depuis ses séances d'agility à Montauban, il exprime sa hauteur de vol en ... centimètres! De mon côté, je prends de l'altitude pour me maintenir en dehors de la CTR. La trace GPS montre que j'ai "mordu" à 2 reprises d'une centaine de mètres à l'intérieur de la zone, Il faut dire que nous avançons fortement crabés, et toujours avec une bonne vitesse sol.

A ce train là, Villeneuve Minervois est atteint en une heure. Mais dès que j'essaie de descendre sur le terrain de Ball Trap que nous a dégoté Alain, je me fais brasser comme rarement. Je reconnais la voiture d'Alain et un groupe d'irréductibles villageois venus nous accueillir, mais il est raisonnable de quitter cet endroit au plus vite, comme le fit en son temps le grand Jules (Vedrines). Nous traversons donc le village et trouvons un petit champ dans la vallée, au milieu des vignes et en bordure de la départementale. Clément, pas encore bien remis de son stage, se pose en marche arrière.

Alain nous a rejoint et offert un café bien mérité. Il est (pour)suivi par des minervoises et la moitié du Conseil Municipal. Tous sont ravis de notre passage et nous posent des questions bien à-propos:

* fait-il froid ?
* aimez vous les saucisses aux navets ? et les gladiateurs ?
* où sont passés les Daltons ?

Nous nous excusons presque de ne pas avoir posé au Ball Trap, les privant d'un spectacle de saltimbanques ailés.

Les Daltons se sont posés à 3 km de Villeneuve, vers Trausse, où nous les retrouvons joyeux, malgré quelques émotions fortes à l'atterro. JP s'en est encore pris violemment à un arbre qui avait le tort d'être planté bêtement, tout seul, au milieu du champ. D'ailleurs un traussien de passage, pris de sympathie pour JP, n'a pas hésité à tronçonner le coupable. Ce fut à Trausse! (mauvais jeu de mots)

Ce raid se termine à la manière d'une aventure bien gauloise, dans un petit village fortifié, autour d'une table aussi improbable que conviviale, avec falbalas, druides, bardes, forgerons, poissonniers (ben non, ils sont pas venus!), Idéfix et les Daltons (!?).

Merci aux assistances pour leur dévouement.
On a pas vu la mer, mais on s'est bien marré!
La quête du Graal des Saucisses peut continuer.

le dimanche 3 octobre 2010

Paravroum évolue

Je vois fleurir des liens vers des vidéos et des albums photos dans les commentaires des pilotes. C'est une excellente idée de pointer vers d'autres sites hébergeurs de photos et de vidéos.

J'ai donc ajouté 2 champs à chacun des vols pour pouvoir pointer vers ces liens externes. Les liens apparaissent dans les carnets de vol sous forme de petite icône cliquable.

Bonne navigation à tous, que ce soit en l'air ou devant votre PC.

le lundi 9 août 2010

37e Coupe Icare, un évènement à ne pas rater !

LA 37ème COUPE ICARE vous donne rendez-vous du 16 au 19 Septembre 2010, sur le site de St Hilaire du Touvet - Lumbin.
Au programme de cette grande rencontre du monde du vol libre du rêve et de l'émotion, de l'audace et de la créativité, de la fantaisie et du frisson, du rire et des couleurs ... et toujours le plaisir de voler !


le lundi 2 août 2010

Certains ont vu la mer...

Un proverbe d'un de mes ancêtres chinois (si si je vous assure) dit "celui qui coure après l'horizon ne trouvera jamais le repos mais il se trouvera lui même".

Finalement cette quête inassouvie ne vaut-elle pas autant pour cette préparation fébrile des cartes et des machines la veille, pour cette nuit agitée, pour ce réveil matutinal, pour ce rassemblement improbable dans un champ pris entre la nuit et la rosée, pour cet envol vers l'horizon embrumé, pour ce plancher des vaches finalement toujours bienvenu et pour cette passion partagée par des Mermoz aux ailes de chiffons ?

Alors, oui, nous irons jusqu'à la mer, qu'importe celle là ou une autre, car seul le chemin compte.

Amis de la poésie, bonsoir.

Emeric.

le lundi 19 juillet 2010

Le Raid en direct

C'est comme si vous y étiez, grâce à Claude, alias tremoulet, qui prend la peine de nous relater les épisodes tous les jours de ce premier grand raid du Sud Ouest.

Suivez les épisodes de leurs aventures en cliquant ici.

Ce premier raid est terminé. Pour Claude, cela représente 15 décollages, 588 Km parcourus, et 15H30 de vol.
Il fallait le faire. Bravo aux participants.

le dimanche 27 juin 2010

Raid dans le Sud Ouest

Je vous fais part d'un projet de RAID en paramoteur, en 7 étapes, imaginé et préparé par Guy Estadieu, d'Albi et Claude Maurel de Barrat et un peu par moi, pour la partie Gersoise.

Point de départ : l'isle sur tarn
Point d'arrivée : capbreton
Période : du 17 juillet au 25 Juillet 2010.

Le matin, vol pour rejoindre l'étape suivante, le soir, vol local, selon la météo, évidemment.
Les étapes se feront sur des bases ULM.
Chacun doit prévoir l'assistance rampante ...

Actuellement, nous serions 5 pilotes, nous pensons que 8 à 10 pilotes pourraient participer à ce RAID.

Vous pouvez poser vos questions et faire connaître vos intentions, à Guy Estadieu, adresse mail : g.estadieu@wanadoo.fr ou à moi : monfort.claude@wanadoo.fr

Claude, alias tremoulet
Téléchargez la navigation détaillée ici

le mardi 1 juin 2010

Le Plus Grand Evènement Paramoteur du Monde !

25-26-27 Juin 2010
Basse-Ham (57)

700 Pilotes venant de plus de 30 pays, 70 exposants professionnels, 20 000 visiteurs, 3 000 vols,
plusieurs records du Monde ...

Que vous soyez pilote, ou futur pilote, instructeur, fabriquant ou simplement passioné de sports aériens ...

Participez au Mondial Paramoteur 2010 !
www.mondial-paramoteur.org

le mardi 13 avril 2010

Cà vole à la Réunion

Une visite ô combien appréciée, premières prises d'air dans les cieux réunionnais.
http://vimeo.com/10873054

Certains semblent heureux des perturbations aériennes.
http://vimeo.com/11057968

le lundi 1 mars 2010

Sortie Mongolfières

le dimanche 31 janvier 2010

Des nouveaux sites, comme s'il en neigeait

De nouveaux sites sont nés en Janvier 2010:

Le site de l'école Paramoteur de Stéphane: "ON VIT COMME ON VOLE", qui vous donnera envie d'apprendre ou de vous perfectionner.
Il est à cette adresse http://paramoteur-toulouse-albi.com

et un nouveau site pour les pièces détachées
Il est signé PASSION’AILES, et extrêmement détaillé
Mecafly

Surfez sans modération, et ajoutez les à vos favoris.

le dimanche 10 janvier 2010

-4°C, température idéale!

En ce froid et immaculé dimanche, Toulouse a quand même été quadrillé par les paramoteurs, à défaut d'avions de ligne: Patrice et Columbo à l'Est, Stéphane et Rodolphe à l'ouest.
Un ciel presqu'aussi blanc que le sol en basse couche, et un bleu azur à partir de 100m. C'était aussi agréable que frigorifique, les radadas pieds dans la neige sont un régal. Tous les gens du quartier, bloqués chez eux, sont venus profiter du spectacle, puisqu'environ 30 personnes nous attendaient dans le champ lorsqu'on s'est posés. Les questions fusent, les visages s'animent et les gens se réchauffent. C'était rigolo.

Le paramoteur vient de démontrer une de ses qualités cachées: il permet de lutter contre le froid, et il réchauffe le coeur!!

Stephane

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Conjonction unique du soleil, de la neige et d'un après midi libre, carpe diem, il faut en profiter. Après quelques minutes de manoeuvres pour approcher du terrain sans planter les voitures, nous voilà, JP et moi, étalant nos voiles dans la poudreuse. Un vol fabuleux (pléonasme)de 45 mn dans une aérologie absolument calme, une délicieuse sensation d'apesanteur dans laquelle les freins ne servent que pour le déco et l'atterro (heureusement car ça caille dur).

Emeric
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Effectivement, Fabienne a enfin pu mettre en pratique un exercice qui nous tient à cœur depuis longtemps: le dégivrage du congélateur ! On pose tout sur la terrasse (-4°C) pendant que le congélo dégivre...il ne faut pas rater le créneau.

Bon Ok, mais à part çà ? Que faire d'intéressant ?

Curieusement, il y a Colombo et Hutch qui me tannent pour sortir dès 9h. Sont-ils réchauffés par leur nouvelle copine ? Veulent-ils faire une pigeonne de neige ? Décidément ces voyageurs me surprendront toujours. "Bon, faites les malins pour draguer votre copine, mais je parie que vous serez rentrés dans 5 mn au chaud (-2°C) dans le pigeonnier".
J'ouvre donc le spoutnik et je m'attends à ce qu'ils reviennent fissa, les rectrices entre les jambes.
Et bien non, ils profitent d'un vol bien plus long que d'habitude et se perchent de temps en temps sur le toit des Manenses pour me narguer. De plus, ce n'est pas leur copine qui semble les intéresser...mais bien le paysage inhabituel qui s'offre à eux.

Après une heure de ce petit jeu, je n'en peux plus, et je rêve d'un vol historique car, selon La Dépêche, qui raconte souvent des inepties, cela fait 17 ans qu'il n'a pas autant neigé à Toulouse.
Mais est-ce bien raisonnable ? Il fait vraiment froid, et avec la vitesse et l'altitude, çà ne doit pas s'arranger une fois en l'air!
Ce qui me pousse à y aller, c'est la terrible question: Ne devrais-je pas plutôt attendre la prochaine fois...dans 17 ans ?
Quelque chose me dit que l'occasion est unique. Non pas que je compte arrêter de voler avant la retraite (ni après d'ailleurs) mais, avec le réchauffement climatique qui nous guette, il faudra bientôt aller au Groenland pour voir les derniers flocons de neige artificielle.
Et puis -4°C, çà refroidit bien, c'est mon cylindre qui va être content (celui du Vittorazzi).

Bon c'est décidé, et sous le regard des pigeons moqueurs, je sors la machine et j'étale la Velvet dans la neige. Sympa, je constate que ma voile reste sèche car il fait suffisamment froid pour que la neige ne "mouille" pas.
Et c'est parti, je décolle face au léger vent d'Autan qui souffle son air habituellement "chaud" (mais -8°C de température ressentie aujourd'hui).
Et à 300 m de haut, c'est du jamais vu: tout est blanc et extrêmement calme. Aussi loin que je regarde, il n'y a pas une voiture sur les routes enneigées, et pas un avion dans le ciel (Blagnac et Lasbordes sont fermés). Des conditions exceptionnelles et je comprends que Colombo ne s'en lasse pas.
Je fais un tour dans le voisinage et c'est le désert blanc. Je suppose qu'avec la neige, bien calfeutrés chez eux, les gens n'entendent pas le doux bruit du Vitto. Je fais quelques photos inédites puis, après 30 mn, le froid aux mains commence à se faire sentir. Je rentre congelé, et heureux.

A l'atterro, un voisin m'attend. Il est à la recherche de ses 5 beagles perdus la veille. Bien qu'étant de super pisteurs, le vent et la neige ont recouvert leurs propres traces, les empêchant de retrouver leur chenil. Mon voisin pense que, de là haut, je les ai peut-être localisés. J'espère qu'ils reviendront vite, mais je n'ai vu personne dehors, par ce temps ... de chien.

Puis je vais voir mes copains au pigeonnier. Ils sont tous là, dehors sur le toit, ils ont l'air de me dire: "Petit joueur, tu te gèles en combi après une demie-heure de vol, alors que nous on profite encore un peu de l'air frais, même après 2 heures en l'air!". Comme quoi la nature est surprenante et nous réserve des spectacles exceptionnels, même sur le pas de notre porte.

Patrice
DécoManensesPoséFlics

le vendredi 1 janvier 2009

Georges a trouvé un endroit sympa pour son 1er vol de l'année

Bonne Année